#Bruxelles Exposition Mickalene Thomas

L’exposition de Mickalene Thomas à la galerie Nathalie Obadia, Bruxelles est la première exposition personnelle de l’artiste en Belgique !

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Mickalene Thomas, A Moment's Pleasure #2, 2007, from Muse: Mickalene Thomas Photographs (Aperture, 2015)
Mickalene Thomas, A Moment’s Pleasure #2, 2007, from Muse: Mickalene Thomas Photographs (Aperture, 2015)

 

«I am your sister » permet à Mickalene Thomas de poursuivre l’exploration d’un de ses thèmes de prédilection : la féminité, et plus particulièrement celle de la femme noire. Son approche remet en question l’histoire classique de la peinture qui a longtemps éludé, voire raillé, la négritude. Le titre de l’exposition bruxelloise fait d’ailleurs référence à l’un des plus célèbres textes d’Audre Lorde (1934-1992), figure emblématique de la littérature noire américaine. Le sous-titre de cette anthologie, « Black Women Organizing Across Sexualities », indique clairement les préoccupations de son auteure – noire, femme et lesbienne. Ces spécificités identitaires, partagées par Mickalene Thomas, sont au fondement du recueil d’Audre Lorde, constitué de textes écrits dans une Amérique post-ségrégationniste, promouvant révolution et changement.

 

 

 

(source Wall street International)

 

#Paris Exposition “Exotic Girls” de Danielle Arbid

Plus que quelques jours pour (re)découvrir Exotic Girls l’exposition de Danielle Arbid, avec Lamia Ziadé à la Galerie Cinema.

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La réalisatrice libanaise investit la Galerie du Cinema jusqu’au 20 janvier avec une installation photographique et invite la plasticienne libanaise Lamia Ziadé, auteure du livre “O nuit, O mes yeux” à présenter quelques unes de ces créations originales. Exotic Girls raconte l’histoire de ces filles qui avides de nouvelles expériences quittent leurs pays d’origine.

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La galerie vous invite à rencontrer l’artiste Danielle Arbid le mercredi 20 janvier à partir de 15h à la galerie pour le décrochage de l’exposition..

Galerie Cinema – Anne-Dominique Toussaint.(Paris, France)

 

#Paris Youssef Nabil “I Saved My Belly Dancer“

The Galerie Nathalie Obadia is delighted to present in its Parisian space Youssef Nabil’s second personal exhibition I Saved My Belly Dancer. I saved My Belly Dancer is a poetic depiction of Youssef’s fascination with belly dancers, and his anxiety over the disappearance of the art form that is unique to the Middle East. The 12-minute video is visually inspired by the 50s golden age cinema of Egypt and touches upon Youssef’s fraught relationship with his home country – both elements that inform a large aspect of his practice.

A sleeping man (Tahar Rahim) dreams that his old glamorous, Egypt is disappearing and a last remaining belly dancer (Salma Hayek) comes to comfort him and tell him that his world has not vanished.

She dances for him a last dance before he takes her with him to the American desert where he now lives. The video progresses without any dialogue, and the imagery is ubiquitous with surrealism and symbolism that makes Youssef’s work much more than unassuming reminiscence.

Memory, exile and rebirth continue to be a recurring theme in Youssef’s work. The video is a self-portrait of his history and relationship with Egypt – and his separation from it – as well as what is left of the past within memory; even if it is no longer a part of our reality.

The video also explores shifting perceptions of the position of women in the region, with the amplified sexualisation of their bodies a growing problem in the new social constructs. It is this, and the fear of losing an indigenous art form to time and changing ideologies, that inspired Youssef to work on I Saved My Belly Dancer, the second video in his career.

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The photographic work produced from this video is done in Youssef’s characteristic technique of hand colouring black and white photographs – one that finds inspiration in the movie posters and billboards of the Egyptian cinema of the mid twentieth century.

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Youssef Nabil was born in Egypt in 1972, and lives and works in New York.

Youssef Nabil

I Saved My Belly Dancer
November 6, 2015 – January 9, 2016
Cloître Saint-Merri, Paris

Lorraine O’Grady, l’afro-féministe

Lorraine O’Grady est une artiste afro-américaine d’origine antillaise dont le travail très controversé consiste principalement à soulever les problèmes liés à la diaspora noire et la femme noire.

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En 2006, le New York Times la désignait comme étant l’une des artistes américaines d’art conceptuel les plus intéressantes du moment. Un an plus tard, sa performance historique de Mlle Bourgeoise Noire (1980), devenait l’un des travaux clés documentés à la WACK!: Art and the Feminist Revolution (MOCA, Los Angeles),la première exposition majeure sur le thème de l’art féministe produit à l’échelle internationale entre 1965 et 1980.

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Sous ce pseudonyme de Mlle Bourgeoise Noire, Lorraine O’Grady pertubait les vernissages des artistes blancs dans les galeries et récitait des poèmes sanglant sur l’hypocrisie de l’élite artistique et de son penchant ségrégationniste. OGrady_Lorraine_MBN-Bouquet-1024x727

Lorraine O’Grady est l’objet de la dernière exposition proposée par le Studio Museum d’Harlem, un établissement au cœur du quartier populaire d’Harlem, qui concentre sa collection permanente et sa programmation autour de l’art Afro-Américain. Le musée expose plus de 40 photographies d’ ‘Art is…’, une performance donnée par O’grady dans ce même quartier en 1983 lors de African-American Day Parade. Le procédé ne change pas. Il s’agit toujours d’interrompre des manifestations organisées, provoquer le désordre pour faire passer un message. Cette fois ci, il ne s’agissait pas d’une revendication, mais d’un message positif montrant que l’art se trouve en chacun de nous. Il suffit juste de rentrer dans le cadre.

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#Paris Biennale des photographes du monde arabe contemporain

On est allées voir la première édition de la Biennale des photographes du monde arabe contemporain et çà vaut le détour !

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Développée sur deux musées, l’Institut du Monde Arabe et la Maison Européenne de la Photographie, la biennale réussie à conjuguer plusieurs points de vue celui de la société arabe en tant que collectivité, celui de l’individu arabe dans cette collectivité mais aussi celui des occidentaux, en invitant plusieurs européens à parler à travers leurs photographies de leurs visions du monde arabe et de ses mutations.

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Dans cette exposition, très peu des artistes proposés sont reconnus au niveau international, ce qui laisse plus de place au message.

Hicham Gardaf, Un couple regardant la mer au crépuscule

 

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Coup de coeur pour la série « Les Naufragés » de Samuel Gratacap dont la scénographie se marie parfaitement avec l’architecture extérieure de l’institut arabe, mais également Daoud Aoulad Siyad,dont les photographies ressemblent à une version orientalisée des clichées d’Henri Cartier Bresson.

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Ouvert jusqu’au 17 janvier 2016.Plus d’informations ici —> http://biennalephotomondearabe.com/

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#Paris Louis Vuitton au Grand Palais

Si vous recherchez le bon plan pour partir en week-end à petit prix, oubliez lastminute.com, easyjet & compagnie. Le Grand Palais vous offre un voyage en 1ère classe, tous frais payés à bord du LOUIS VUITTON EXPRESS !

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L’exposition «Volez,Voguez,Voyagez – Louis Vuitton» retrace l’histoire de la Maison Louis Vuitton, de 1854 à aujourd’hui, à travers les portraits de ses fondateurs mais aussi de ceux qui inventent aujourd’hui le Louis Vuitton de demain.

Tous les codes de l’univers du maroquinier sont réunis dans une scénographie plus que réussie aux décors exotiques dans lesquels la marque nous invite à nous échapper le temps d’une visite.

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Nous avons invité Soreya, une fashionista pétillante et bien dans sa peau à découvrir l’exposition avec son loulou d’amour Henri. A deux ils tiennent « Mes Yeux sur Toi », un blog de mode et lifestyle qui met l’accent sur la BLACK EXCELLENCE, le BLACK LOVE à la française dont on rêve toutes !

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L’exposition présente des objets et documents issus du Patrimoine Louis Vuitton ainsi qu’une sélection de pièces prêtées par le Palais Galliera, Musée de la Mode de la Ville de Paris. Une salle dédiée au savoir-faire clôture l’exposition.

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Exposition gratuite jusqu’au 21 février 2016 au Grand Palais (Paris, France).

Le blog de Soreya et Henri : mesyeuxsurtoi.com

Paris is (really) burning – Paris Ballroom Scene

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C’était dimanche dernier. Un coup de fil reçu dans la matinée et quelques heures plus tard, on se retrouvait au Gibus (Paris 11eme) pour la «The Free Agent Ball Part II by Vinii Revlon et Heng Powers » ; un BALL – événement underground de danse voguing populaire dans la communauté gay/transexuelle noire et arabe de Paris, où s’affrontent par catégorie des danseurs devant des juges. Un mouvement qui prends ses racines dans les années 80 à New York et immortalisé par le très touchant documentaire Paris is Burning (1991) de Jennie Livingston.

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Autant vous dire que l’expérience est unique. Ce qui frappe c’est l’énergie. L’énergie des danseurs et du public qui devient lui-même acteur à part entière du show. Ce show qui est à la fois une compétition physique, une compétition de style mais aussi un véritable défilé de mode où la créativité des costumes fascine.

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On découvre une communauté qui pour le coup prend tout son sens. Une grande famille qui partage le même plaisir de se retrouver, le même plaisir d’échanger et de s’affronter en donnant le meilleur de soi. Chaque danseur fait partie d’une House dirigée par une mother et un fatherPour n’en citer quelques unes, étaient représentées ce dimanche, la House of Lanvin , la House of Ultra Omni , la House of Khan , la House of Ebony , la Xclusive House of LaDuree , la House of Revlon encore la House of Ninja. Le public est très international, çà parle anglais, français, espagnol, japonais, on se sent tout de suite accepté et bien accueilli dans ce melting-pot.

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«Pour moi c’est un autre monde où l’on peut tous se sentir libre et s’exprimer comme on veut. Ma house c’est ma famille, Il y’a des hauts et des bas, mais je les aime vraiment tous. On est aussi là au quotidien pour se soutenir mutuellement.Ce n’est pas uniquement de la danse, c’est plus fort que çà !» Zolanski LaDuree de la Xclusive House Of LaDuree.

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Si l’expérience vous tente, n’hésitez pas à vous rendre à La Grande Villette ce dimanche 13 décembre pour «LA CREME DE LA CREME PARTY», un ball avec notamment Teki Latex alias Teki Ninja de la house of Ninja. Ce rendez-vous sera sous le signe de Paris et les couleurs de la France, Bleu, Blanc, Rouge pour célébrer la liberté, l’égalité et la fraternité à travers la culture du voguing.

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Pour plus d’informations : https://www.facebook.com/events/460657914126897/

écrit/photos par @urgirldiva

Nobukha Nqaba & les sacs de Tati

Qui aurait cru que les sacs de nos tantines pouvaient avoir leur place dans l’art contemporain ?

En Afrique centrale, ‘Umaskhenkethe’ est le nom donné au sac plastique fabriqué en Chine que l’on retrouve presque dans tous les foyers modestes et souvent attribué à l’enseigne Tati (GOD BLESS TATI, STOP LES HATERS!). Pour l’artiste Nobukho Nqaba, sud-africaine née à l’époque de l’Apartheid, ce sac évoque surtout sa mère.

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‘Sa mère, figure essentielle et véritable pilier familial, qui avait pour habitude de ramener de ses visites à ses proches établis dans les fermes de la province du Cap, un sac identique, rempli de confiseries maison. Nqaba voit ainsi dans cet objet usuel le rappel constant de son passé, une enfance faite de voyages, de déplacements ; une lutte quotidienne pour des lendemains plus roses. A force d’avoir mis et remis sa maison dans ce sac au grès des multiples déménagements, il a fini par devenir lui-même la maison.’  Musée Elysée

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Nqaba a reconstitué en studio, un intérieur entièrement tapissé de ces «China bags », se mettant elle-même en scène dans son nouveau foyer.

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(source elysee.ch)

Joyeux anniversaire Esther Mahlangu !

‘ J’ai rencontré ce Français, André Magnin, qui prenait des photos des maisons ndebele. Il m’a montré cette photo qui était celle de ma maison; il m’a demandé si je savais qui l’avait peinte, et je lui ai dit: C’est moi.’

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Esther Mahlangu avait alors été choisie pour l’exposition les Magiciens de la Terre (au Centre Pompidou et à La Villette, en 1989).

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Depuis, ses motifs géométriques ont voyagé d’Angoulême à Washington, en passant par l’exposition internationale des ‘refusées’ de la Dokumenta, et la Biennale de Johannesburg , où Esther Mahlangu était conjuguée dans un même espace, à l’artiste français Bertrand Lavier. ‘C’était elle qui dialoguait le mieux avec l’idée que l’on peut se faire de la peinture abstraite en Afrique.’ – Libération 1998

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Joyeux anniversaire à Esther Mahlangu. Nous espérons revoir ses oeuvres très prochainement à Paris.