#Paris Exposition Omar Victor Diop & Malick Sidibe

Omar Victor Diop & Malick Sidibe, tous deux représentés par la célèbre galerie André Magnin spécialisée en art africain contemporain, exposent leurs portraits à la galerie du jour Agnes B jusqu’au 19 mars 2016.

OMAR VICTOR DIOP, né en 1980 à Dakar, Sénégal. Vit et travaille à Dakar “Portraits posés de la scène culturelle Africaine. Voici les nouveaux visages des cultures urbaines du continent. Ils sont noirs, arabes, blancs, qu’importe. Ils sont créatifs et ambitieux, mais surtout, ils travaillent à faire de leurs visions une réalité. Je dresse le portrait d’une génération qui oeuvre à positionner l’urbain africain en tant que creuset de la création contemporaine, lieu d’échanges et de production. Il s’agit ici d’aller au delà de l’exercice purement représentatif qui veut que chaque portrait soit l’« immortalisation » d’un sourire niaisement endimanché. La démarche est collaborative, en ce sens que le sujet et moi même assemblons des indices vestimentaires et décoratifs porteurs d’affirmations identitaires, de translations sociales, de «sartorial statements». Bienvenue dans ce Studio des Vanités. Ici, paraître, c’est déjà une façon d’être. Les vanités qui se laissent éclore ici sont joueuses, optimistes et conquérantes. Elles offrent au monde ce dont il les a nourri : une âme créole. “

 

MALICK SIDIBÉ Né en 1935 à Soloba, Mali. Vit et travaille à Bamako, Mali.Malick Sidibé est né en 1935 à Soloba, d’une famille peule dans un petit village du Mali. Remarqué pour ses talents de dessinateur, il est admis à l’Ecole des Artisans Soudanais de Bamako, d’où il sort diplômé en 1955. Il fait ses premiers pas dans la photographie auprès de « Gégé la Pellicule » et ouvre le Studio Malick en 1958 dans le quartier de Bagadadji, au coeur de Bamako. Il s’implique dans la vie culturelle et sociale de la capitale, en pleine effervescence depuis l’Indépendance. Devenue une figure incontournable très appréciée par la jeunesse, Malick Sidibé est présent dans toutes les soirées où les jeunes découvrent les danses venues d’Europe et de Cuba, s’habillent à la mode occidentale et rivalisent d’élégance. En 1957, il est le seul reporter de Bamako à couvrir tous les événements, fêtes et surprisesparties. Le samedi, ces soirées durent jusqu’à l’aube et se poursuivent le lendemain au bord du fleuve Niger. De ses reportages de proximité, Sidibé rapporte des images simples, pleines de vérité et de complicité. Une insouciance et une spontanéité, une ambiance de fête, de jeux, de rires, de vie se dégagent de ses photos.

 

 

#Paris Faith Ringgold à Picasso Mania

Comment le mythe Picasso a-t-il survécu 42 ans après la mort de l’artiste ? C’est la question que tente de résoudre le Grand Palais avec l’exposition «Picasso Mania». Cent chefs d’œuvre de Picasso, dont certains jamais montrés, confrontés aux plus grands maîtres de l’art contemporain, Georges Condo, Jasper Johns, Chérie Samba, Roy Lichtenstein, Andy Warhol ou encore Jean-Michel Basquiat. Cette juxtaposition des œuvres présente, certes, une évidence, que l’on a cependant du mal à quantifier au quotidien, tant l’influence de l’artiste est immense dans le monde entier, toutes nationalités confondues, que ce soit auprès des artistes, de la culture populaire, du cinéma ou des marques.

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Chéri Samba, «Picasso», 2000

Chéri Samba, «Picasso», 2000

Une œuvre a particulièrement retenu notre attention. Il s’agissait d’une peinture acrylique sur toile bordée de tissus, réalisée en 1991 par l’artiste Afro-Américaine Faith Ringgold. Intitulée «Picasso’s Studio», l’œuvre fait partie d’une série de quilts, aussi appelés patchwork que l’on peut retrouver dans la collection permanente du Worcester Art Museum dans le Massachusetts .

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Faith Ringgold détourne le tableau mythique de Picasso «Les Demoiselles d’Avignon», œuvre charnière qui a été le point de départ de l’art du 20e siècle. Cette huile sur toile qui fait aujourd’hui partie de la collection permanente du musée d’art moderne de New York, ouvrait la porte à l’art géométrique du cubisme, influencé par l’art dit « primitif » africain, en proposant des innovations artistiques qui poussaient des limites, déjà bousculées par la libération de la couleur des fauves et les paysages géométriques de Cézanne.

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En détournant ce tableau symbolique, Faith Ringgold met au centre la femme noire face à l’art occidental. Cette afro-féministe est très impliquée dans la défense des droits civiques de la communauté noire américaine. Née à Harlem en 1930, elle est surtout reconnue dans l’histoire de l’art, comme celle qui a utilisé le patchwork comme médium plastique pour faire passer des messages politiques sur la lutte de sa communauté contre l’exclusion et le combat du mouvement féministe.

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Tout comme Lorraine O’grady, Ringgold a lutté contre la marginalisation des artistes noirs dans les institutions d’art contemporain et les galeries dites élitistes et blanches. Son apport a essentiellement permis au patchwork, qui est une technique populaire, d’accéder au monde de l’art contemporain dans les années 60, tout comme l’art textile sculptural de Sheila Hicks. Il a montré qu’il était possible de conter des récits personnels d’une communauté et des récits politiques tissés à même les fibres du patchwork. Elle a participé à la lutte des Guerrilla Girls, le fameux groupe d’artistes féministes fondé à New York en 1985 et connu pour avoir lutté pour promouvoir la place des femmes et des personnes de couleur dans le milieu de l’art contemporain.

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Vous avez jusqu’au 29 février 2016, pour voir son œuvre à l’exposition «Picasso Mania» au Grand Palais à Paris.

#Paris Exposition “In black and white and in living colors”

La galerie Anne de Villepoix accueille la deuxième exposition personnelle de Derrick Adams jusqu’au 19 mars 2016.

Deux séries y sont présentés : LIVE and IN COLOR et GRAY AREA. La première reprend les codes dramatiques des figures afro-américaines du divertissement télévisuel tandis que l’autre, reprend une série de grands collages en noir et blanc, aborde les zones d’ombres des modes de spéculation et d’ascension.

Plus d’informations : http://bit.ly/22Uswmf

#Paris Exposition “Frontières” @ Musée de L’histoire de l’immigration

En ce début de XXIe siècle, marqué par la globalisation des économies, l’accélération des échanges entre les pays et des mouvements croissants de populations, pour des raisons économiques ou politiques, le Musée national de l’histoire de l’immigration présente une exposition pour comprendre le rôle et les enjeux contemporains des frontières dans le monde et retracer les histoires singulières de ceux qui les traversent aujourd’hui. Nous avons visité l’exposition avec le crew @bonneenfant .

 

 

 

 

Informations pratiques

Exposition “Frontières”
Du 10 novembre 2015 au 29 mai 2016.
Horaires d’ouverture : du mardi au vendredi de 10h à 17h30. Samedi et dimanche de 10h à 19h.

Tarif unique : 6 euros. Ces tarifs incluent le droit d’entrée à l’exposition permanente et à toutes les expositions temporaires du Musée.
L’entrée est gratuite pour les moins de 26 ans et pour tous le premier dimanche de chaque mois.

#Paris Exposition “Wifredo Lam” @ Centre Pompidou

Le Centre Pompidou consacre, pour la première fois, une rétrospective à l’oeuvre de Wifredo Lam, à travers un parcours de près de trois cents oeuvres – peintures, dessins, gravures, céramiques – enrichi d’archives, de documents et de photographies témoins d’une vie engagée dans un siècle bouleversé.

 

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Le peintre cubain Wifredo Lam (1902-1982), métisse d’origines espagnoles, chinoises et congolaises, est l’initiateur d’une peinture alliant modernisme occidental et symboles africains ou caribéens. Il a côtoyé tous les mouvements d’avant-garde de son époque – cubisme, surréalisme, CoBrA – qui incitent à la liberté, favorisent l’accès à l’inconscient ou explorent le merveilleux, à travers l’automatisme graphique… Mais Lam affronte également les problèmes du monde ; il poursuit dans son œuvre le même combat que son ami, Aimé Césaire : « peindre le drame de son pays, la cause et l’esprit des Noirs ». Il a ainsi inventé un langage propre, unique et original, pour « défendre la dignité de la vie » et « saluer la Liberté »

wifredolam.net

 

 

 

30 septembre 2015 – 15 février 2016

de 11h00 à 21h00

Galerie 2 – Centre Pompidou, Paris

#Paris Exposition “COEXIST”

En commémoration des grandes marches républicaines de janvier 2015, l’Institut du monde arabe accueille Combo, street artist engagé.

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En janvier dernier déjà, Combo avait donné rendez-vous aux Parisiens devant l’IMA afin de diffuser des centaines d’affiches portant le mot « Coexist » et prônant la paix et la tolérance entre les religions. Cette campagne s’inspirait de celle de l’artiste polonais Piotr Mlodozeniec, lancée en 2001 à Jérusalem. A la clé, une même volonté de résistance populaire et pacifique au joug de l’extrémisme religieux.

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L’exposition présentée à l’IMA poursuit ce dialogue. En confrontant les images ou en les détournant, Combo interroge le spectateur sur des idées reçues qui mettent en péril le « vivre ensemble » et enveniment le débat sur la laïcité.

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Peinture, dessin, photographie et installation constituent la matière de cette manifestation qui se déroulera également hors les murs : dans la rue, ainsi que dans l’atelier de l’artiste qui sera pour la première fois ouvert au public.

Linda N’Guyen, commissaire de l’exposition.

http://www.imarabe.org/exposition/coexist

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Les motardes de la Nouvelle Orléans – AKASHA RABUT

Akasha Rabut est une photographe basée en Louisiane aux Etats-Unis. Elle s’est faite remarquée ses deux dernières années grâce à son travail documentaire sur la culture ambiante des afro-américains de la Nouvelle Orléans. Ses photographies témoignent de l’héritage multi-culturel qui fait de cette ville un lieu unique. NOLA pour les intimes, attire les curieux du monde entier pour son festival annuel de Mardi Gras, son jazz et sa cuisine créole. Le passage de l’ouragan Katrina en 2005, n’a en rien enlevé la joie de vivre de ses habitants qui depuis, se réapproprient progressivement les lieux et reconstruisent ensemble leur communauté. Akasha Rabut a photographié les motardes de la ville qui par leur féminité transforment leurs rides en escapades sexy.

 

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Découvrez son travail sur http://www.akasharabut.com/

#Paris “Après Eden”, la collection Arthur Walther

Depuis sa création, La maison rouge présente tous les automnes une collection particulière, afin de faire découvrir aux visiteurs des univers d’amateurs passionnés. Pour la 13e exposition de ce cycle, c’est La Collection Walther qui a été choisie. Originaire d’Ulm, installé à New York, Artur Walther a assemblé, depuis le début des années 1990, l’une des plus importantes collections particulières de photographies au monde, exceptionnelle tant par sa dimension internationale, que par la qualité et la cohérence de ses séries d’un même artiste. Prenant comme point de départ la photographie allemande du début du XXe siècle, la collection s’est progressivement étendue à la photographie chinoise et africaine contemporaines, dont elle conserve des ensembles uniques.

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La Maison Rouge nous propose une exposition fable autour de l’humain. Le nom d’Éden, s’est imposé pour évoquer un paradis perdu, un monde déchu dans lequel les hommes essaient d’inscrire leur trace. Plusieurs thèmes sont traités.Nous avons préféré celui de “l’identité” où  les photographes africains réunis dans cette section sont tous à leur manière, des activistes. Leurs portraits donnent une visibilité à des communautés humaines et tracent les contours de groupes évoluant au gré des circonstances historiques et sociales.

Commissaire de l’exposition : Simon Njami

Exposition du 17 octobre 2015 au 17 janvier 2016

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